Beaucoup ont pu s’interroger sur la « raison d’être » du 1er Forum Économique Breton dans un moment complexe, à la fois pour l’économie du territoire et…pour l’organisation d’un évènement. Parmi toutes les raisons d’être du FEB, et elles sont nombreuses, il y en a une, que la tenue du FEB incarne et exprime, qui est en même temps symbolique et structurante : celle de continuer.

Nous ne devons pas reculer devant le Covid et nous devons collectivement, individuellement continuer. Continuer d’avancer, de se rencontrer, d’inventer, d’investir, de produire. Nous devons nous, acteurs économiques de toutes tailles et de tous secteurs, faire preuve d’initiatives et, faire en sorte de « vivre avec ».

Réunir physiquement pendant 48 heures 500 personnes par jour, augmenté digitalement d’audiences additionnelles dans le respect strict des conditions de sécurité sanitaires aussi bien dans des formats de plénières, de tables rondes, d’ateliers de co-construction interactifs que de pauses de restauration, a été une prouesse au service de la bonne tenue de l’évènement. Mais cette prouesse (combien de fois par exemple a-t-on nettoyé mange-debouts et micros ?…) rendue possible par le professionnalisme, la concentration de chaque instant et le talent des équipes d’organisation va bien au-delà et sert bien plus que la réussite de l’évènement en lui-même.

D’abord cet évènement sert la confiance, en soi et en demain, de tout un éco-système au service du territoire et de ceux qui y vivent au quotidien. Et, par les temps qui courent, on en conviendra, ce n’est pas rien. Le plaisir évident, visible à l’œil nu, de se retrouver, d’échanger des coordonnées et des idées et solutions forcément nouvelles redonne énergie et moral à un moment où tout le monde en a besoin.

Ensuite cet évènement sert à montrer, une fois de plus, que là où il y a une volonté, il y a un chemin où tout une somme d’individualités s’engage et devient un collectif qui fait mouvement vers un objectif commun, je dirais même de « bien commun » : ici en l’occurrence, contribuer et prendre part à l’effort de relance de l’éco-système économique, social et culturel breton. L’élan est pris. Tant mieux.

Enfin cet évènement sert les métiers de la communication et de l’évènementiel, dramatiquement impactés par la crise sanitaire. Celle-ci nous oblige à nous adapter, inventer, travailler différemment, peut-être encore plus « militairement » et précisément. C’est bon à prendre. L’évènement du FEB, rendu possible par le soutien de la Région et l’engagement sans faille de ses partenaires est, finalement et surtout, un exemple collectif d’anti-renoncement.

Et c’est formidable.

Marc SAINT-OUEN