C’est le mot-clé de l’après-pandémie. La notion de transition émaille tous les discours, et commence également à s’incarner dans de nombreuses actions concrètes. Cette expression à la mode recouvre une multitude d’initiatives destinées à faire évoluer les modèles économiques en tenant compte des impératifs sociaux, environnementaux et climatiques qui menacent nos équilibres. On parle désormais de sobriété, de résilience, d’économie circulaire. Désormais, les entreprises définissent leur raison d’être, se dotent d’une mission et revendiquent leur responsabilité sociétale. L’époque est au recyclage, à la transformation, au partage. À l’heure du jetable, comment privilégier le durable ? Comment modifier les cycles de production pour économiser les ressources ? Quelles consommations responsables encourager pour les achats du quotidien ? En Bretagne comme ailleurs, les tensions sont parfois fortes entre les aspirations des citoyens et les activités industrielles traditionnelles pourvoyeuses d’emploi.

 

Mais en Bretagne, peut-être plus qu’ailleurs, les expériences ancrées dans les territoires fournissent des pistes prometteuses qui ne demandent souvent qu’à être dupliquées.

 

  • En matière de transition énergétique, afin de réduire la dépendance aux énergies fossiles, le vent et l’océan offrent des possibilités encore largement sous-exploitées, l’hydrogène fait l’objet d’expérimentations prometteuses, la méthanisation permet la valorisation des déchets… Quelles sont les nouvelles technologies et les expérimentations qui favorisent la maîtrise de l’énergie et l’amélioration du bilan carbone ?
  • Au plan alimentaire, la richesse et la diversité des productions animale et végétales permettent d’envisager un nouveau lien entre producteurs et consommateurs, au nom du « bien-manger » qui assure qualité et traçabilité. Quelles initiatives prendre pour satisfaire cette attente sociale forte, au prix juste pour le producteur et le consommateur ? Quel contrat social passer entre ville et campagnes dans la logique du développement des circuits courts et de l’agriculture périurbaine ?
  • Ces transitions bousculent les habitudes et nécessitent des financements adaptés pour pouvoir s’inscrire dans la durée. Quels mécanismes innovants privilégier pour favoriser leur déploiement dans les territoires ? Quelles initiatives associant public et privé engager pour en assurer la pérennité ?

 

Autant de questions essentielles qui seront débattues lors du Forum Économique Breton les 8 et 9 septembre à Saint-Malo. Dès à présent, la plateforme du FEB propose de recueillir témoignages et actions de terrain, projets et réflexions pour documenter ces transitions sociétales indispensables, sans sous-estimer l’importance des changements individuels et collectifs à accomplir. Parce que la solution ne peut-être que collective, et que chaque Bretonne et Breton, par ses choix de consommation et de mode de vie, détient une part de la solution, il s’agit plus que jamais de faire rimer transition et innovation.