Plages interdites, musées fermés, festivals reportés… La crise sanitaire du Covid-19 a fortement impacté la culture bretonne. Culture vécue comme un mode de vie, avec ses codes, ses rites, ses habitudes, et culture aussi appréhendée comme recherche de connaissances, comme source de plaisirs. Dans les deux cas, la culture, même si on a souvent tendance à l’oublier, est une industrie. Aussi ce chiffre toujours étonnant : à l’échelle nationale, la culture contribue 7 fois plus au PIB français que l’industrie automobile, avec 57,8 milliards d’euros de valeur ajoutée par an.

Derrière ces chiffres, ce sont des Bretonnes et des Bretons qui imaginent, créent, partagent, diffusent. Spécialistes de l’événementiel, artistes, chercheurs, personnels de musées, membres d’associations… La liste est longue et elle révèle à quel point la culture est au cœur de l’identité bretonne, de son vivre ensemble. Pensez à Carhaix-Plouguer et vous verrez les Vieilles Charrues. Évoquez Lorient et vous entendrez le Festival Interceltique. Rêvez à Saint Malo et vous embarquerez avec les Étonnants voyageurs… Autant de rendez-vous emblématiques qui ne connaitront pas d’édition 2020.

Pendant trois mois, cette vie culturelle a été totalement mise à l’arrêt par la pandémie. Les signaux de relance sont là, mais encore très fragiles, et comportent en creux de nombreuses interrogations. Comment refonder une nouvelle économie de la culture ? Comment concilier convivialité, proximité et mesures de protection ? Comment concevoir les lieux du défoulement maîtrisé ? Quelles nouvelles modalités d’accueil ? Quelle politique de soutien à la création et au créateurs et quels plans d’actions associés ?

La culture, a fortiori quand elle est aussi forte qu’en Bretagne, n’est pas un élément secondaire, c’est au contraire une substantifique moelle. Travaillons ensemble. Ce sera l’objet du FEB, des ces temps d’échanges à travers des ateliers de co-construction, des labs, des plénières. Réunissions nos énergies. Notre objectif ? Aborder sans tabou des sujets concrets, sans faux-semblants. Citons-en 3 principaux :

  • Le soutien à la création et aux créateurs au service de la Bretagne et de son rayonnement, son attractivité. Parce que la Bretagne a toujours été une terre d’artistes, chanteurs, auteurs, dessinateurs, avec des symboles forts, des labels et marques identitaires qu’il convient de pérenniser.

 

  • Le renouvellement du lien avec le public et le recours à de nouvelles technologies pour réinventer cette relation. La Bretagne est une terre de contacts humains et d’échanges, qu’il faut aujourd’hui repenser tout en les préservant.

 

  • Le soutien à l’industrie culturelle qui au-delà de sa dimension existentielle est un agent de création de valeurs économiques et sociales. Comment soutenir l’emploi, relancer la croissance, trouver de nouvelles sources de rentabilité ?

 

Les sujets sont à la mesure des défis qui nous sont adressés. Soyons, les 8 et 9 septembre prochain au rendez-vous. Et dès aujourd’hui, entamons ce processus de réflexions, d’échanges et de partages, challengeons nos idées, contribuons à soutenir ensemble une culture bretonne fidèle à son histoire et tournée vers les urgences du temps.

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