Une attractivité renforcée pour refonder notre vitalité économique

2 mois et demi à l’arrêt. Des chiffres d’affaires en chute libre dans certains secteurs : le commerce, la construction, le tourisme, l’hôtellerie et la restauration bien sûr, mais aussi tous les autres secteurs qui ont tous subi la crise de plein fouet. Une hausse jusqu’ici jamais atteinte de 30,1% de chômeurs de catégorie A, qui impacte comme partout ailleurs plus spécifiquement les jeunes. Le moral des chefs d’entreprise et des jeunes entrepreneurs au niveau le plus bas jamais atteint non plus. Des emprunts garantis par l’Etat contractés à hauteur de 1,6 milliard d’euros par les entreprises bretonnes et spécialement par les TPE- PME, au cœur de la vie économique. Dans pareil contexte, il ne faut pas qu’il s’agisse ici simplement de reculer pour mieux sauter…

Certes, l’économie bretonne aurait été moins touchée que les autres (activité globale en recul de 31% sur la période, contre 33% en moyenne dans le pays). Merci en passant à l’industrie agro- alimentaire dont l’activité n’a reculé que de 5%, toute occupée qu’elle était, comme à l’habitude, à nourrir le territoire et tout le pays. C’est une de nos forces décisives pour l’ensemble du territoire et il convient d’en prendre soin. Mais, comme dans un avion, il faut plusieurs moteurs et beaucoup de nos réacteurs sortent à peine, et péniblement, de la panne géante qui nous a tous impactés.

Il nous faut donc réfléchir et agir pour le court et le moyen terme afin de rebondir et relancer nos moteurs. Tout comme en médecine il y a la médecine de catastrophe et la médecine réparatrice il y a à prendre, au niveau économique, des mesures d’urgence vitale et, des mesures réparatrices. Beaucoup des mesures possibles de la première catégorie ont été adoptées en responsabilité par l’Etat et la Région. Elles sont déjà à l’œuvre dans différents secteurs et de différentes façons.

Le rôle du FEB, de ses partenaires et de ses acteurs est de proposer sur 3 problématiques majeures, des mesures réparatrices nouvelles et complémentaires, très rapidement opérationnelles pour :

  • Consolider et pérenniser le « retour aux affaires » des entreprises qui ont souffert, les TPE et les PME de nos différents secteurs. A côté des dispositifs de soutien déjà mis en œuvre, avec quel concours d’une commande publique plus simple et plus rapide ? Avec quelles idées nouvelles pour booster la solidarité inter- entreprises bretonnes ? Avec quels dispositifs rapides de financement et selon quels critères ?

 

  • Relancer plus globalement une politique concertée d’attractivité économique du territoire et encourager de nouvelles entreprises à s’installer en Bretagne. Quels atouts faire valoir ou créer, quels profils et secteurs privilégier compte tenu de nos forces et comment développer et déployer cette approche, offres singulières et compétitives à l’appui (infrastructures, mesures d’incitation à l’accueil, politique de communication) ?

 

 

  • Réveiller et encourager l’envie d’entreprendre en Bretagne, ici et maintenant en soutenant les jeunes (et les moins jeunes) dans leurs initiatives ? Comment redonner énergie et dynamisme aux entrepreneurs ? Quelles nouvelles passerelles facilitatrices et encourageantes créer entre écoles, partenaires privés, partenaires financiers et partenaires publics ?

Le FEB, au-delà des mises en relations inédites qu’il favorisera, aura réussi sa mission s’il réussit à dégager des idées et solutions nouvelles et concrètes à mettre en œuvre, dès septembre, dans ces 3 dimensions.

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